Origine du nom "troussepinette"

La paternité du mot trousse-pinette a donné lieu a de sérieuses empoignades entre fabricants du cru. Au-delà de ces "disputations" à but lucratif, qu’en est-il au juste de l’étymologie de notre boisson nationale ?

Trousse-pinette et Troussepinète sont dans le même linéaire de Super U. Troussepinète fout Trousse-pinette au bas . Qui qui reste en piace ?
La guerre entre les deux marques déposées semble avoir tourné à l’avantage de Trousspinète, pourtant seconde arrivée sur le marché. Trousse-pinette avait déposé la marque, se référant à l’inventeur du mot, "un curé du bocage", dixit le PDG. Mais Troussepinète a convaincu les juges qu’il s’agissait d’un mot usuel, générique, ne pouvant donc être déposé. Comme Poireau ou Carotte, à moins qu’il ne s’agisse de votre patronyme.
Tout de même, et sans prendre parti, on aimerait bien savoir sur quoi les juges se sont basés pour rendre leur arrêt. Car si le mot est générique, on devrait en trouver mention dans les écrits anciens. Or, la trousse-pinette semble surgir ex-nihilo dans les années 50. Nous voulons dire en cela "le terme Trousse-pinette", car il semble évident que la recette remonte à des temps forts anciens. Depuis la plus haute antiquité, on s’est toujours plus à aromatiser les vins, un usage qui semble avoir culminé en nos contrées au moyen-âge avec l’hypocras. Si la haute société pouvait se concorter une mixture à pleines poignées de cannelle, de clou de Girofle, de gingembre et autres pétales de rose, qu’en était-il du menu peuple ?
Le manant du Poitou (et d’ailleurs) devait sans doute s’estimer très heureux s’il pouvait avoir son propre vin, sinon à discrétion, du moins pour les grandes occasions. Et comme en tous temps, il fallait bien singer les grands. A moins que ce fut pour rendre assimilable l’alcool d’un picrate local immonde. Bref, le vin n’aurait été pour l’occasion qu’un excipient pour accéder aux stades supérieurs de la Conscience.
Nos aïeux ont sans doute du brouter bien des essences avant de mettre au point une mixture convenable. On l’a baptisée de divers noms : vin de bois, vin d’épine etc. Il n’est d’ailleurs pas spécifique à la Vendée, tant sans faut.


Mais la trouvaille, digne dun "marketeur" de génie, c’est le mot trousse-pinette. Sans doute à cause de sa consonnance joliment polissonne qui émoustille instantanément les plus prudes (image ci-contre trouvée sur le net... url perdue, nos excuses aux auteurs).  
Alors qui a inventé ce terme ? Notre fameux curé ? C’est vrai que les écclésiatiques sont souvent associés à la dive bouteille ou aux fromages aux lourds effleuves. Voilà qui ajouterait du piquant à la chose, même si la pratique est un peu éculée. Un authentique étymologiste se penche actuellement sur la question.
Un de nos co-listiers assure détenir la vraie, véridique et authentique origine de trousse-pinette. Selon notre André, elle serait sortie vers 1910 des méninges fécondes d’un certain RAYMOND TESSIER, charpentier à Pouzauges.

Ce grand homme mériterait bien d’avoir Avenue à son nom dans la reine du Haut Bocage. En attendant, Trousse-pinette et troussepinète s’observent toujours en chiens de faïence à Super U.

Les parties en présence :
La troussepinette, de la société ORCEAU, Saint-Martin-Des-Noyers, 85140 Vendée
La Troussepinète de Lise Baccara qui fabrique ses Troussepinètes dans ses 2 chais : à Pons en Charente Maritime (17), et à St Martin Lars en Vendée (85).

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